Voici pourquoi, selon moi, un guide est indispensable pour visiter Angkor.
Si vous voyagez pour dire j’ai fait Angkor et le Cambodge, il est vrai que le guide n’est pas indispensable.
Si vous tentez de comprendre un tant soit peu le pays et ses habitants, je pense qu’il est bon d’avoir les clefs pour appréhender son histoire, sa culture, ou encore ses blessures.

Le choix de la liberté de visiter l’ensemble d’Angkor est très tentant, voire alléchant, l’économie peut sembler réelle.

Surtout lorsque l’on sait que certains guides ne sont francophones qu’en théorie.
Oui, mais dans les messages que nous avons échangés le français était très correct, me direz-vous.
Certes, mais il n’est pas certain que ce soit cette personne qui vous guide lors de votre séjour, il se peut que derrière une même adresse mail, il y ait un regroupement.
Par exemple, j’ai entendu devant les fresques d’Angkor Vat des commentaires du genre :
« Ceci est un éléphant ou encore vous avez ici la représentation d’un dieu » (°_°?)

Visiter Angkor, c’est-à-dire une ville équivalente à …
quatre fois la superficie Paris,
de façon autonome reviens à seulement utiliser un seul de nos cinq sens, et en prendre plein les yeux. Mais l’homme étant ce qu’il est, manger de la langouste à tous les repas et il trouve ça très rapidement moins délicieux.
Devant cette avalanche de bas relief, de pierres sculptées, ou d’Apsara, environ 2000 danseuses toutes différentes, on arrive rapidement au syndrome de la langouste.

Apsara

De l’ébauche à la réalisation presque achevée.

 

Je pense que de faire l’impasse sur la différence entre les styles hindouiste, et bouddhiste, ne pas reconnaître les déités sculptées, ne pas différencier les soldats khmers des ennemis Cham ou Thaïlandais revient à essayer de lire un livre qui serait écrit avec caractères d’inconnus.
Les récits qui se déroulent le long des parois jusqu’à environ 600 mètres de long, (Un terrain de foot ≈ 100 m. ) perdent beaucoup de saveur, me semble-t-il.

Nous avons eu la chance, notre guide nous a expliqué tout cela dans un français impeccable, sa connaissance de la culture française et cambodgienne nous a permis des traits d’humour savoureux, et quelques joutes verbales épiques.
Je pense que l’enrichissement a été mutuel.
Pour un budget inférieur à 1% du montant de notre voyage, je pense sincèrement qu’il aurait dommage de ne pas écouter l’histoire, les histoires de ces pierres, de ressentir la culture de ces bâtisseurs, rire des anecdotes, de profiter de la connaissance parfaite du site.
Nous n’avons ainsi pas fait de détours, éviter pas mal de concentration de touristes, et chose non négligeable nous entrions par un côté du temple pour en ressortir de l’autre.
Il a su s’adapter à notre programme et aussi à notre rythme.
Bilan plus que positif.

À titre indicatif, notre programme dans les grandes lignes:

Jour 1 (Entrainement)

Grande cité d’Angkor Thom.
Terrasse du roi Lépreux.
Terrasse des éléphants,
le Bayon,
Ta Prohm

Jour 2 (Décrassage)
Banteay Samre,
La rivière aux Milles Lingas
Citadelle des femmes de Banteay Srei

Jour 3 (La compétition)
Angkor Wat
Prasat Beng Mealea
Les ateliers des Artisans d’Angkor

En conclusion vous pouvez regarder les vidéos de Fabienne