Phuket, tout le monde connaît, au moins de nom ou de réputation. Mais l’image est souvent déformé par les reportages à sensation qui alimentent régulièrement les médias. Phuket n’est pas qu’un lieu de débauche, de fête ou l’alcool coule à flot, c’est une île de la grandeur d’un

département (50Km de long sur 20 Km de large, 70 % couvert par de la forêt).

C’est un peu comme si on réduisait le Var à Saint Tropez avec ces célèbres fêtes, comme si on réduisait Paris, à Pigalle ou à un des quartiers dit chaud…

Dans l’île de Phuket, il y a un endroit que j’aime beaucoup, il s’appelle Phuket.

C’est simple, en fait Phuket (la ville) fait partie de Phuket (l’île) qui fait partie de Phuket (la province). 😆

Simple, non ?

J’aime Phuket ville, Phuket town, parce que :

C’est moins touristique

C’est un condensé de la Thaïlande

C’est une architecture particulière

C’est sino-portugais.

MAIS POURQUOI ?

Phuket Town doit son développement au commerce de l’étain. L’île se trouvait sur une des routes principales du commerce entre l’Inde et la Chine. Les navires étrangers venaient y accoster pendant la mousson.

Dès le 16ème siècle, les portugais, les hollandais, les anglais et les français venaient dans l’ancienne ville (ancien port) de Phuket pour y commercer. Pendant le 19ème siècle, les immigrants chinois arrivèrent en tel nombre pour travailler dans les mines d’étain que la population devient majoritairement chinoise. Dans la fin des années 70, le marché de l’étain s’effondre…

ET MAINTENANT…

Il reste une architecture particulière, le style sino-portugais. Un mélange de structure chinoise et de décoration « européenne » si vous avez suivi, portugaise, hollandaise, anglaise, française. Dans les commentaires vous pouvez m’aider à identifier ces différentes influences.

Une volonté de restaurer cette partie méconnue de l’ile, est née il y a quelques années.

Par exemple l’effacement des câbles était nécessaire. 🙄

Vue de la fenêtre

Vue de la fenêtre

 

En se promenant dans les rues, les maisons colorées, hautes de deux étages, quelques fois trois, s’offrent aux regards.

Rares sont les occasions de pourvoir entrer dans ces enceintes, si ce n’est les magasins.

J’ai eu la chance d’être invité à une cérémonie privée de bénédiction bouddhiste.

C’ETAIT OÙ

En plein cœur du centre ancien de la ville, au bout d’une petite allée de gravillon, elle est là depuis une centaine d’années.

Dans son écrin de verdure, au calme, une princesse majestueuse m’attend. Son jardin, ses bassins, sa façade blanche ponctuée de volets à persiennes, ses balcons ornés de balustres lui confèrent un charme désuet et totalement envoutant.

J’apprends qu’elle sert souvent de décor pour des tournages de film, de clip, ou encore de pub.

J’ai carte blanche, je peux aller où bon me semble…

Alors voici une partie de ce que j’y ai vu